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Le Fantôme près de l’Opéra

A quelques pas de l’Opéra de Bordeaux se trouve un endroit magique qui transforme vos chambres à air usagées en sacs à main vegans.

Si on veut bien se détourner de la rue Sainte Catherine, on pourrait tomber sur un magasin rempli de jolis objets, au-dessus d’une galerie d’art où vous attendent des sculptures étonnantes.

Pour ses courses quotidiennes de produits d’hygiène ou entretien, il y a dans le centre-ville un rayon qui a banni produits toxiques, sulfate et huile de palme.

Quelle que soit la piste que vous avez suivie, vous voilà arrivé chez w.a.n.. Un mur d’affiches nous accueille, puis de petites choses pour offrir ou apporter une touche de fantaisie à son logis : des tasses émaillées, des marque-pages en métal, un calendrier à planter… Toutes ont pour point commun leur lieu de fabrication: la France.


A la mode de chez nous

Sur une table, à côté, de quoi emmitoufler tête, cou et pieds pour l’hiver. C’est d’ailleurs pour acheter des chaussettes Archiduchesse que je suis venue la première fois. Cette marque fabrique (et non pas « conçoit », « design », ou autre abstraction excluant les procédés de transformation physique) en France des produits qui tiennent dans le temps. Les socquettes méritent une mention spéciale : elles ne glissent pas dans les chaussures !

Une autre marque se porte candidate pour réchauffer vos petons : FANTOME, qui émane de w.a.n.. Les chaussettes viennent d’Alsace (lin) et du Limousin (coton). Les sacs en chambres à air sont cousus directement par la famille Burke, fondatrice de w.a.n., dans un atelier à une vingtaine de kilomètres de la boutique. « Pourquoi FANTOME? Parce que ça ne laisse pas de traces sur l’environnement ! »

Côté textile, on trouve aussi la marque Saint James, qu’on évitera de prononcer à la manière du prénom de l’agent secret créé par Ian Fleming. Saint James est le nom d’une commune normande, d’où arrivent ces pulls et marinières. Dans le fond du magasin, Guy Cotten rafle une bonne partie des portants avec ses fameux cirés jaunes, qui se déclinent aussi en rouge et en noir. Des charentaises et des espadrilles complètent l’offre vestimentaire. Pour le reste, il faudra se rendre chez Archibald et Zoé, à une minute à pied, car, Charles Burke l’assume, la mode et le conseil qui va avec ne sont pas pas le coeur de métier de w.a.n..

Tout provient d’ateliers situés sur le territoire français, ce qui fait de w.a.n. le plus ancien et plus vaste magasin dédié au Made in France. Membre de la Fédération Indépendante du Made In France (FIMIF), Charles Burke y accompagne d’autres entrepreneurs qui se lancent dans cette démarche.

Cosmétique sans artifice

Mis en place après le recyclage / zéro déchet et le Made in France, la slow cosmétique est le troisième pôle de la boutique. Savon saponifié à froid pour ne pas tuer les huiles et préserver la glycérine (hydratante), déodorant solide ou rechargeable, culottes menstruelles ou cups, cotons-tiges biodégradables ou non jetables, tout ce qui se fait de plus écolo et sain pour la salle de bain se retrouve sur ces étagères. Ici, le savon de Marseille est disponible sous plusieurs formats, dans sa recette la plus authentique (sans huile de palme), et conseillé pour la lessive ou les produits ménagers plutôt que la peau.

Les mentions Slow cosmétique ou Nature et progrès certifient que les produits répondent aux critères les plus exigeants: 100% naturels, sans aucun OGM ni produit toxique, privilégiant les ingrédients bios dès que c’est possible.

L’estomac plein, les poubelles au régime

Si on parvient à quitter des yeux les cubes de savon aux couleurs psychédéliques pour se retourner, nous voici au rayon cuisine. Des ustensiles à durée de vie illimitée, du bee wrap (en cire d’abeille) pour remplacer le cellophane, des grattoirs à récurer et des éponges tawashi. Charles me pointe particulièrement les boites Duralex : se faire plaisir avec de jolies boites à bento, pourquoi pas, mais on peut aussi se mettre au zéro déchet à moindre coût. A partir de 3,20 euros, ces contenants en verre vous survivront, m’assure-t-il.


L’art du recyclage

En vous apprêtant à sortir, l’escalier à côté de l’entrée vous intriguera peut-être. Les curieux découvriront, dans un espace de plus 100 m2, les oeuvres confiées par des artisans qui recyclent des matériaux pour en faire des sculptures, peintures, ou objets décoratifs.


On y va ?

1 Rue des Lauriers, 33000 Bordeaux

Ouvert du lundi au samedi, de 10h04 à 19h02.

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